Les communes franciliennes au bâti le plus ancien
Part des logements construits avant 1948 dans les diagnostics enregistrés : la variable qui pèse le plus lourd sur l'étiquette.
Jouy-en-Josas (78) arrive en tête avec 41,2 % · Part construite avant 1948, d'après le décompte IDF Diag sur la base ADEME, repris chaque jour.
Le palmarès
- 141,2 %Jouy-en-Josas(78) · 2 663 DPE
- 235,3 %Chambourcy(78) · 1 297 DPE
- 331,3 %Dugny(93) · 2 966 DPE
- 430,0 %Ville-D'avray(92) · 4 310 DPE
- 529,0 %Garges-Les-Gonesse(95) · 7 721 DPE
- 626,8 %Fleury-Mérogis(91) · 2 472 DPE
- 725,6 %Paris(75) · 856 443 DPE
- 824,9 %Saint-Mandé(94) · 6 116 DPE
- 924,7 %Neuilly-sur-Seine(92) · 18 472 DPE
- 1023,9 %Soisy-sur-Seine(91) · 1 379 DPE
- 1123,7 %Vincennes(94) · 14 873 DPE
- 1222,2 %Levallois-Perret(92) · 20 540 DPE
- 1322,0 %Noisy-Le-Sec(93) · 13 354 DPE
- 1421,2 %Le Raincy(93) · 3 956 DPE
- 1521,0 %Saint-Chéron(91) · 865 DPE
- 1620,8 %Limours(91) · 1 119 DPE
- 1720,7 %Villiers-Sur-Marne(94) · 7 702 DPE
- 1820,4 %Bougival(78) · 2 156 DPE
- 1920,3 %Sevran(93) · 10 640 DPE
- 2020,1 %Château-Landon(77) · 662 DPE
- 2119,9 %Boulogne-Billancourt(92) · 40 985 DPE
- 2219,9 %Suresnes(92) · 16 610 DPE
- 2319,8 %Chaumes-en-Brie(77) · 530 DPE
- 2419,4 %La Garenne-Colombes(92) · 8 542 DPE
- 2519,2 %Montfermeil(93) · 4 037 DPE
- 2619,1 %Brunoy(91) · 5 547 DPE
- 2719,1 %L'île-Saint-Denis(93) · 1 696 DPE
- 2819,0 %Arpajon(91) · 3 767 DPE
- 2918,8 %Chevreuse(78) · 1 145 DPE
- 3018,1 %Bures-Sur-Yvette(91) · 2 864 DPE
- 3118,1 %Presles(95) · 557 DPE
- 3217,8 %Gagny(93) · 8 417 DPE
- 3317,7 %Versailles(78) · 27 509 DPE
- 3417,4 %Saulx-les-Chartreux(91) · 1 188 DPE
- 3517,3 %Bruyères-le-Châtel(91) · 805 DPE
- 3617,3 %Les Lilas(93) · 6 351 DPE
- 3717,3 %Yerres(91) · 5 067 DPE
- 3817,1 %Bois-Colombes(92) · 6 973 DPE
- 3917,1 %Saint-Germain-en-Laye(78) · 14 364 DPE
- 4016,8 %Saint-Ouen-sur-Seine(93) · 11 554 DPE
- 4116,5 %Le Vesinet(78) · 3 775 DPE
- 4216,5 %Villebon-sur-Yvette(91) · 2 238 DPE
- 4316,4 %Bray-sur-Seine(77) · 567 DPE
- 4416,4 %Chatou(78) · 7 235 DPE
- 4516,4 %Les Ulis(91) · 7 673 DPE
- 4616,2 %Saintry-sur-Seine(91) · 875 DPE
- 4716,1 %Asnières-sur-Seine(92) · 27 404 DPE
- 4816,1 %Colombes(92) · 15 291 DPE
- 4916,1 %Le Pre-Saint-Gervais(93) · 5 656 DPE
- 5016,0 %Montrouge(92) · 17 044 DPE
Comment lire ce palmarès
Ce classement met en avant les communes où le bâti antérieur à 1948 pèse le plus lourd. En Île-de-France, cela recouvre l'immeuble haussmannien, l'immeuble de rapport de faubourg, le pavillon de meulière de première couronne et les cœurs de bourg de grande couronne.
Pourquoi cette date
L'INSEE et l'ADEME retiennent 1948 comme charnière entre le bâti traditionnel et le bâti moderne, pour trois raisons :
- Reconstruction d'après-guerre : généralisation du béton armé, du parpaing creux et des menuiseries standardisées
- Premier cadre normatif de la construction, posé en 1948
- Rupture thermique : avant, des murs épais de 40 à 60 cm sans isolation rapportée ; après, des parois plus fines aux performances variables
Un logement d'avant 1948 n'est pas condamné pour autant. Un mur de pierre de 50 cm offre une inertie remarquable, appréciable l'été. Ce qui le pénalise, c'est l'absence quasi systématique d'isolation en toiture, en plancher bas et sur les menuiseries.
Le poids dans le calcul
La méthode 3CL traite l'année de construction comme variable majeure lorsque le détail des parois manque, et ses valeurs par défaut sont sévères pour l'avant 1948 :
- Murs : U de l'ordre de 2,0 W/m²·K, contre 0,3 avec une isolation par l'extérieur actuelle
- Toiture : U de l'ordre de 1,5 W/m²·K, contre 0,2 avec 30 cm d'isolant
- Vitrage : simple par défaut, U de l'ordre de 5,0 W/m²·K, contre 1,1 pour un double vitrage performant
Sans isolation rapportée, un logement d'avant 1948 termine fréquemment en E, F ou G.
Par où commencer
Sur ce type de bâti, l'ordre qui rend le plus est stable :
- Isolation de la toiture ou des combles : une classe gagnée pour 30 à 60 €/m²
- Remplacement des menuiseries, en tenant compte des contraintes de façade en secteur protégé
- Isolation des murs : par l'extérieur si la façade l'autorise, par l'intérieur sinon
- Changement du système de chauffage : pompe à chaleur, biomasse, ou raccordement au réseau de chaleur quand il passe dans la rue
- Étanchéité à l'air et ventilation, souvent négligées et pourtant décisives
Ce qu'on nous demande le plus souvent
Un logement ancien est-il forcément une passoire ?
Non. Un bien en pierre correctement isolé en toiture, en murs et en menuiseries atteint la classe C ou D. La pierre massive apporte une inertie qui restitue lentement la chaleur en hiver et retient la fraîcheur en été. Bien rénové, un logement d'avant 1948 dépasse un appartement des années 1970 laissé sans isolation.
Peut-on isoler un immeuble en secteur protégé ?
Oui, sous conditions. L'architecte des bâtiments de France refuse en général l'isolation par l'extérieur qui modifie la façade, ce qui vise une grande partie du centre de Paris. Restent l'isolation par l'intérieur, avec une perte de 5 à 15 cm de surface, l'isolation des combles et des planchers, et des menuiseries adaptées. MaPrimeRénov' comporte un volet pour le bâti patrimonial.
Faut-il un audit pour vendre un logement ancien ?
Oui si le diagnostic ressort en F ou G depuis avril 2023, et en E depuis janvier 2025, à condition que le bien soit en monopropriété. L'audit énergétique présente deux scénarios chiffrés, vaut 5 ans et se remet à l'acquéreur au compromis. Comptez 500 à 1 200 €. Rien n'oblige à réaliser les travaux.
Et votre logement, il se classe où ?
Retrouvez le diagnostic déjà déposé pour une adresse, ou obtenez une estimation de classe en quelques questions.
Données ADEME · Observatoire DPE-Audit, licence Etalab 2.0. Décompte portant sur les diagnostics déposés depuis le 1ᵉʳ juillet 2021.