Les huit départements franciliens face aux passoires
Part des logements F ou G département par département : la vue qui fait ressortir l'écart entre Paris, la petite et la grande couronne.
Paris (75) arrive en tête avec 26,1 % · Part de passoires (F + G), d'après le décompte IDF Diag sur la base ADEME, repris chaque jour.
Le palmarès
- 126,1 %Paris(75) · 128 381 DPE
- 224,5 %Val-de-Marne(94) · 9 817 DPE
- 323,6 %Hauts-de-Seine(92) · 32 817 DPE
- 421,5 %Seine-Saint-Denis(93) · 10 083 DPE
- 517,4 %Val-d'Oise(95) · 10 917 DPE
- 613,6 %Seine-et-Marne(77) · 51 274 DPE
- 713,5 %Yvelines(78) · 62 385 DPE
- 812,0 %Essonne(91) · 54 325 DPE
Comment lire ce palmarès
Cette vue agrège la part de passoires énergétiques à l'échelle du département. Elle sert à ce que le classement communal ne montre pas : l'écart de structure entre Paris, la petite couronne et la grande couronne.
Comment lire le tableau
Pour chaque département, on rapporte le nombre de diagnostics F ou G au total des diagnostics enregistrés depuis juillet 2021 (base ADEME). Un département n'apparaît qu'au-delà de 1 000 diagnostics.
Ce qui distingue les territoires franciliens
Trois structures de parc coexistent dans la région, et elles ne donnent pas les mêmes résultats :
- Paris et la première couronne dense : immeubles d'avant 1949 en majorité, petites surfaces nombreuses, isolation par l'extérieur souvent impossible en secteur protégé
- Petite couronne d'après-guerre : grands ensembles des années 1950 à 1970, dont la performance dépend entièrement de l'avancement des rénovations de copropriété
- Grande couronne pavillonnaire et rurale : maisons individuelles, chauffage électrique ou fioul plus fréquent, mais aussi davantage de latitude pour isoler par l'extérieur
La densité du bâti change aussi les leviers disponibles : un pavillon isolé se traite propriétaire par propriétaire, un immeuble suppose une assemblée générale et un vote.
Les aides mobilisables
Aux dispositifs nationaux (MaPrimeRénov', CEE, éco-prêt à taux zéro) s'ajoutent en Île-de-France des soutiens territoriaux :
- Accompagnement des copropriétés par les plateformes territoriales de rénovation énergétique
- Aides régionales et départementales à la rénovation globale
- Dispositifs propres aux métropoles et aux établissements publics territoriaux
- Tiers-financement porté par des opérateurs publics régionaux
Cumulés, ces soutiens peuvent atteindre 90 % du coût des travaux pour les ménages aux revenus très modestes, dans les plafonds fixés par MaPrimeRénov'.
Ce qu'on nous demande le plus souvent
Combien de passoires compte la France ?
Au 1ᵉʳ janvier 2024, le ministère de la Transition écologique dénombrait 5,2 millions de logements F ou G sur 30 millions, soit 17 % du parc résidentiel. Les chiffres présentés ici portent sur les seuls logements diagnostiqués depuis juillet 2021, pas sur le parc entier.
Pourquoi Paris ne ressort-il pas comme un bon élève ?
Parce que la part du bâti antérieur à 1949 y est considérable et que l'isolation par l'extérieur y est le plus souvent refusée en secteur protégé. S'y ajoute le poids des petites surfaces, sur lesquelles l'eau chaude sanitaire pèse lourd dans le calcul, même si l'arrêté du 25 mars 2024 a corrigé les seuils sous 40 m².
Mon département est mal placé : vers qui me tourner ?
Au-delà de MaPrimeRénov', des CEE et de l'éco-prêt à taux zéro, chaque département francilien dispose d'un guichet France Rénov'. Le numéro national, gratuit, est le 0808 800 700 : il oriente vers le conseiller de votre secteur, qui connaît les aides locales cumulables.
Et votre logement, il se classe où ?
Retrouvez le diagnostic déjà déposé pour une adresse, ou obtenez une estimation de classe en quelques questions.
Données ADEME · Observatoire DPE-Audit, licence Etalab 2.0. Décompte portant sur les diagnostics déposés depuis le 1ᵉʳ juillet 2021.