Palmarès DPE des communes et des départements
Six lectures d'un même jeu de données publiques : la base ADEME des diagnostics de performance énergétique, agrégée puis rangée selon le critère qui vous intéresse.
Quelles communes traînent la plus forte proportion de logements F et G ? Lesquelles affichent le parc le plus sobre ? Où le chauffage électrique domine-t-il ? Chaque palmarès se recalcule chaque jour à partir des diagnostics déposés.
Au grain de la commune
- 🔥Communes les plus énergivoresLes communes où la proportion de logements classés F ou G est la plus élevée, et donc où les échéances de la loi Climat mordent le plus vite.Ouvrir le top 50
- 🌿Communes les mieux classéesLes communes dont les diagnostics font ressortir le plus de logements classés A ou B : neuf récent et rénovations abouties.Ouvrir le top 50
- ⚡Communes au chauffage électriqueLes communes où le chauffage se fait le plus souvent au tout-électrique, du convecteur d'origine à la pompe à chaleur.Ouvrir le top 50
- 🏛️Communes au bâti ancienLes communes où la part de logements construits avant les premières règles thermiques est la plus forte, amiante et plomb en toile de fond.Ouvrir le top 50
Au grain du département
- 🗺️Départements et passoiresLes départements rangés par proportion de logements F et G : le cadrage utile pour situer une commune sans passer par la moyenne nationale.Ouvrir le top 30
- 🌱Départements les mieux classésLes départements où les logements A et B pèsent le plus dans les diagnostics déposés.Ouvrir le top 30
Ce que chaque critère révèle
La part de logements F et G. C'est le critère qui porte les conséquences juridiques les plus immédiates, puisque la location d'un logement G n'est plus possible depuis le 1er janvier 2025, celle d'un logement F le sera à partir du 1er janvier 2028, et celle d'un logement E à partir du 1er janvier 2034. Une commune haut placée sur ce critère abrite donc un volume de biens dont le statut locatif est déjà, ou sera bientôt, remis en cause.
La part de logements A et B. Miroir du précédent, ce critère isole surtout le neuf et les rénovations lourdes. En Île-de-France, il grimpe là où des programmes récents ont été livrés en nombre, ce qui en fait moins un indicateur de qualité du parc ancien qu'un indicateur d'activité de la construction.
Le poids du chauffage électrique. Il éclaire la facture des occupants et la marge de manœuvre en rénovation. Convecteurs d'origine et chaufferie collective ne se traitent ni au même coût ni avec les mêmes décisions, et en copropriété le second cas suppose un vote en assemblée générale.
L'âge du bâti. Il détermine une partie du dossier de diagnostics obligatoire. Un immeuble dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997 appelle un repérage amiante, et un logement construit avant le 1er janvier 1949 appelle un constat de risque d'exposition au plomb. Sur une bonne partie du parc francilien, ces deux repérages accompagnent le DPE dès la mise en vente.
Lire un palmarès depuis l'Île-de-France
Un rang, seul, ne dit presque rien. Une commune francilienne peut apparaître très haut sur les logements F et G sans que son parc soit en cause : il suffit que les diagnostics déposés y portent surtout sur de petites surfaces anciennes, mises en vente ou remises en location. Le palmarès décrit ce qui a été diagnostiqué, pas la totalité des logements existants.
Trois réflexes évitent les contresens. D'abord regarder le volume de diagnostics affiché à côté de chaque ligne : un écart de quelques dixièmes de point entre deux communes de taille très différente ne pèse pas le même poids. Ensuite comparer ce qui est comparable : un tissu de pavillons d'après-guerre et un faubourg du XIXe siècle ne produisent pas les mêmes étiquettes. Enfin remonter à la fiche de la commune, où l'étiquette dominante se lit à côté de l'âge du bâti, du mode de chauffage et des prix constatés.
L'échelle départementale sert à un autre usage. En Île-de-France, les huit départements recouvrent des réalités très contrastées, de la copropriété dense de petite couronne au pavillonnaire de grande couronne : l'écart entre eux constitue une référence de lecture bien plus utile qu'un écart à une moyenne calculée sur la France entière.
Comment ces palmarès sont établis
La matière est l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME, diffusé sous Licence Ouverte Etalab 2.0. Elle rassemble les diagnostics déposés depuis le 1er juillet 2021, date d'entrée en vigueur du DPE actuel, calculé selon la méthode 3CL. Les diagnostics antérieurs relèvent d'un mode de calcul différent et n'entrent pas dans ces agrégats.
À l'échelle communale, les diagnostics sont regroupés par identifiant de commune, qui associe le nom normalisé au code du département. Une commune n'apparaît qu'au-delà de 150 diagnostics : en dessous, une poignée de dossiers atypiques déplacerait le pourcentage de plusieurs points et le rang perdrait tout sens. À l'échelle départementale, l'agrégat réunit l'ensemble des codes postaux rattachés au département. Chaque pourcentage rapporte un effectif au total des diagnostics du territoire concerné.
Les valeurs sont recalculées chaque jour en tâche de fond, à mesure que l'Observatoire publie les nouveaux dépôts. Un rang peut donc bouger d'une semaine à l'autre sans que le parc ait changé d'un logement. Pour obtenir le diagnostic attaché à une adresse précise plutôt qu'une moyenne de territoire, passez par la recherche par adresse.
Ce qu'on nous demande le plus souvent
Ma commune n'apparaît dans aucun palmarès, pourquoi ?
Parce qu'elle compte moins de 150 diagnostics enregistrés, ou parce qu'elle se situe hors du top affiché. Le seuil protège la lecture : sur cinquante diagnostics, deux logements suffisent à faire varier un pourcentage de quatre points. La fiche de la commune reste consultable et affiche, elle, les effectifs réels.
Un mauvais rang fait-il baisser la valeur des biens de la commune ?
Le rang d'une commune ne se négocie pas : c'est l'étiquette du logement vendu qui pèse dans la discussion, bien plus que la moyenne du territoire. Un logement classé C dans une commune mal classée se vend sur ses propres qualités.
Ces chiffres décrivent-ils tout le parc de logements ?
Non, et c'est une limite à garder en tête. Ils décrivent les logements diagnostiqués depuis juillet 2021, autrement dit ceux qui ont été vendus, remis en location ou rénovés avec une aide. Les logements occupés durablement par leur propriétaire y sont sous-représentés.