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Calcul m² : Carrez, habitable, utile

Vendre un lot de copropriété, signer un bail, vérifier une annonce : chacun de ces actes réclame une mesure différente du même appartement. Relevez vos pièces une à une, les trois chiffres s'affichent au fur et à mesure, sans compte ni envoi de données.

Relevez le logement pièce par pièce

Décrivez chaque pièce, puis reportez sa surface. Ne retenez que la portion où le plafond monte à 1,80 m ou plus : c'est la limite commune aux trois mesures légales, et celle qui fait chuter les lots sous rampant. Tout se calcule dans votre navigateur, rien ne part vers un serveur.

  • Emplacement 1

    Uniquement la part sous au moins 1,80 m de hauteur, murs et cloisons déduits.

  • Emplacement 2

    Uniquement la part sous au moins 1,80 m de hauteur, murs et cloisons déduits.

Ce que donne votre relevé

Mesure loi Carrez
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Le chiffre de la vente en copropriété

Surface habitable
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Celui qui s'écrit dans un bail vide

Surface utile
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Logement social, calculs de loyer encadré

Recopiez la surface écrite dans l'annonce, l'acte ou le dernier diagnostic. Dès que le relevé réel tombe de plus de 5 % en dessous, l'acquéreur peut réclamer une baisse du prix pendant l'année qui suit la signature.

Le résultat ne vaut que ce que valent vos relevés. Devant un notaire ou un locataire, seul un mesurage effectué sur place s'oppose, parce que celui qui le signe en répond.

Tout part d'une hauteur : 1,80 mètre

Les trois mesures s'accordent sur un point de départ. On ne retient le plancher d'un local que s'il est clos, couvert, et surmonté d'au moins 1,80 mètre de hauteur libre. Au-dessous de cette ligne, la surface au sol reste bien réelle, mais elle sort du calcul : une pièce sous rampant ne compte que par sa partie haute. Cette règle a un effet massif sur les derniers étages des immeubles anciens, où les combles aménagés perdent parfois le tiers de leur surface apparente.

On retranche ensuite tout ce qui occupe le sol sans être habitable : épaisseur des murs et des cloisons, marches et trémie d'escalier, gaines techniques, embrasures de portes et de fenêtres. C'est pourquoi un relevé sérieux tombe toujours en dessous du produit longueur par largeur relevé au mètre à ruban, et pourquoi deux personnes qui mesurent la même pièce n'obtiennent pas forcément le même chiffre.

Trois mesures, trois usages

La mesure loi Carrez commande la vente d'un lot de copropriété : le régime sous lequel se vend l'essentiel du parc francilien. Elle intègre la véranda close et couverte, laisse de côté la cave, le garage, la terrasse et le comble non aménagé.

La surface habitable, que l'usage appelle loi Boutin, gouverne le contrat de location nue en résidence principale. Elle reprend la hauteur de 1,80 mètre et les mêmes retraits, avec une exception qui déroute régulièrement les bailleurs : la véranda en sort. Un même appartement se vend donc avec un chiffre et se loue avec un autre sans que personne ne se soit trompé.

La surface utile part de l'habitable et y rajoute la moitié des dépendances privatives, cave, comble non aménagé, balcon, ce complément étant lui-même plafonné à la moitié de l'habitable. On la rencontre dans le logement social et dans certains barèmes de loyer, jamais devant un notaire.

Les tableaux détaillés et les références officielles sont réunis sur notre page surface loi Carrez.

Le seuil de 5 %, et ce qu'il pèse au prix francilien

Lorsque la surface réelle descend de plus de 5 % sous la surface annoncée, l'acquéreur peut réclamer une diminution du prix au prorata, dans l'année qui suit l'acte authentique. La règle prend une tout autre portée là où le mètre carré se paie cher : sur un appartement affiché 100 m², six mètres carrés manquants n'emportent pas le même montant à Paris intra-muros, en première couronne ou en Seine-et-Marne.

De là une conséquence pratique pour tout vendeur : reprendre la surface écrite sur un acte de 1978, ou celle du diagnostic du précédent propriétaire, revient à hériter d'un risque qu'on n'a pas vérifié. Un relevé neuf coûte peu au regard de ce que représente une réduction de prix, et il engage celui qui le signe. Il se commande avec le reste du dossier, pendant la même visite.

Une visite, plusieurs obligations à couvrir

Le mesurage arrive rarement seul. En Île-de-France, la vente d'un lot ancien déclenche presque toujours d'autres constats : le plomb dès que l'immeuble a été construit avant le 1er janvier 1949, l'amiante quand le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997 (la date du permis, pas celle de la livraison), l'électricité et le gaz au-delà de quinze ans d'installation, sans compter le diagnostic de performance énergétique. Regrouper ces missions en une seule intervention évite de payer plusieurs déplacements pour le même logement.

Vous voulez d'abord savoir où se situe la classe énergétique du bien ? Le simulateur vous en donne une idée en neuf questions avant de commander quoi que ce soit.

Questions fréquentes sur le calcul des m²

Concrètement, qu'est-ce qu'on additionne ?
Le plancher de chaque local clos et couvert, à condition que le plafond y monte à 1,80 mètre au moins. On retranche l'emprise des murs, des cloisons, des marches et de la cage d'escalier, des gaines techniques et des embrasures de portes et fenêtres. Sous 1,80 mètre, la surface existe mais ne compte pas : dans une chambre mansardée, seule la partie où l'on tient debout entre dans le calcul.
Pourquoi trouve-t-on trois chiffres pour un seul appartement ?
Parce que trois textes règlent trois moments différents de la vie du logement. Le mesurage dit loi Carrez conditionne la vente d'un lot de copropriété. La surface habitable, que l'usage appelle loi Boutin, s'écrit dans le contrat d'une location nue en résidence principale. La surface utile intervient dans le logement social et dans certains barèmes de loyer. Chacune a son périmètre, aucune n'est plus vraie que les autres.
Où passe exactement la frontière entre Carrez et surface habitable ?
Les deux mesures partagent la hauteur de 1,80 mètre et laissent toutes deux de côté la cave, le box et le comble non aménagé. Elles se séparent sur la véranda close et couverte, comptée à la vente et retirée du bail, et surtout sur leur champ : le mesurage Carrez ne vise que la copropriété, la surface habitable vise toute location nue à titre de résidence principale, maison comprise.
Et si la surface portée à l'acte se révèle inexacte ?
Quand le relevé réel tombe de plus de 5 % sous le chiffre porté à l'acte, l'acquéreur dispose d'un an à compter de la signature authentique pour réclamer une baisse du prix, au prorata des mètres carrés absents. La règle ne joue que dans ce sens : recevoir davantage que promis n'ouvre aucun recours au vendeur.
Ce que j'obtiens ici peut-il être annexé à un acte ?
Non. Le calcul est juste si vos mesures le sont, mais il n'engage personne. Ce qui s'annexe à une promesse de vente, c'est un relevé fait sur place, par quelqu'un dont la responsabilité est engagée par le chiffre qu'il signe. Un professionnel certifié le réalise le plus souvent pendant la visite de diagnostics, ce qui évite de payer un déplacement pour ce seul poste.
Mon pavillon de banlieue est-il concerné par le mesurage Carrez ?
Seulement s'il constitue un lot de copropriété, cas courant pour les maisons de ville partageant une cour, un passage ou un accès. Une maison vendue en pleine propriété y échappe. La surface habitable, en revanche, reste réclamée dès que vous la mettez en location nue à titre de résidence principale. Les règles détaillées figurent sur notre page surface loi Carrez.
Un studio sous les combles peut-il perdre beaucoup de mètres carrés ?
Oui, et les derniers étages parisiens en fournissent l'exemple courant. Sur une ancienne chambre de service ou un lot mansardé, la part située sous 1,80 mètre atteint parfois le tiers de la surface au sol. Or une annonce reprend souvent la surface au sol brute : l'écart constaté au moment du relevé dépasse alors sans peine les 5 % qui ouvrent une révision du prix.

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