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À Chelles, quels logements tiennent leur DPE de leur immeuble

Dans un immeuble diagnostiqué en entier, le DPE d'un appartement peut être produit à partir de celui du bâtiment plutôt que d'une visite du logement. Le diagnostic garde alors la trace du DPE d'immeuble dont il découle. Cette page compte ces liens à Chelles et en tire ce qu'ils changent pour un vendeur, un bailleur ou un conseil syndical.

Le compte, et ce qu'il recouvre

DPE d'immeuble rattacheurs
116
logements qui en dépendent
5 230
DPE établis sur un immeuble de la commune
305

116 DPE d'immeuble déposés pour Chelles servent de point de départ à 5 230 diagnostics de logement, soit 46 % des appartements diagnostiqués de la commune. Le compte porte sur les immeubles auxquels un logement se rattache réellement, sur un parc de 11 275 appartements diagnostiqués depuis juillet 2021, date à laquelle la méthode de calcul actuelle est entrée en vigueur.

305 DPE ont été établis sur un immeuble de la commune, le premier en mars 2022, le dernier en octobre 2026. Un DPE collectif vaut dix ans, sauf lorsque l'immeuble ressort en A, B ou C, auquel cas sa mise à jour n'est pas exigée.

Le rattachement, époque de construction par époque

Le rattachement à un DPE d'immeuble ne se répartit pas de la même façon d'une génération de bâtiments à l'autre. À Chelles, la couverture ne suit pas l'ordre des âges : le tableau ci-dessous donne la mesure époque par époque, et l'âge du bâti ne suffit pas à en rendre compte. La période la mieux couverte est après 2021, avec 82 % de logements rattachés, contre 0 % pour avant 1948.

Part des appartements rattachés à un DPE d'immeuble, par période de construction, à Chelles
Période de constructionAppartements diagnostiquésRattachés à un immeublePart rattachée
avant 194845900 %
1948-19745 9343 56760 %
1975-197745700 %
1978-19822169444 %
1983-198826300 %
1989-200099851852 %
2001-200568213219 %
2006-20121 03021421 %
2013-202169826238 %
après 202153844382 %

Deux étiquettes qui ne se fabriquent pas pareil

Répartition des étiquettes selon l'origine du diagnostic, à Chelles
Origine de l'étiquetteLogementsA, B ou CD ou EF ou G
Étiquette dérivée de l'immeuble5 23075 %25 %1 %
Étiquette relevée sur le logement6 04558 %35 %7 %

À Chelles, 1 % des logements à étiquette dérivée sortent en F ou G, contre 7 % de ceux dont l'étiquette a été relevée sur place. Il serait faux d'en conclure que ces bâtiments se portent mieux. Une étiquette dérivée reprend les caractéristiques communes du bâtiment et les applique au lot selon une convention de calcul, là où une visite relève l'état réel des menuiseries, des émetteurs et de la ventilation du logement. Les deux chiffres mesurent donc deux choses différentes, et un acquéreur a intérêt à savoir laquelle il a sous les yeux avant de négocier des travaux.

Reconnaître, sur son propre DPE, laquelle des deux on a

Le diagnostic porte une ligne de méthode, et c'est elle qui tranche. Deux libellés se rencontrent sur un appartement : la mention d'un diagnostic individuel, et celle d'un diagnostic produit à partir des données du DPE d'immeuble. Le second cite en plus le numéro du DPE d'immeuble dont il découle, un identifiant à treize caractères qui permet de remonter au document du bâtiment auprès du syndic.

Un diagnostic dérivé n'est ni un brouillon ni un document au rabais. Il est valable, opposable, et il vaut dix ans comme les autres. Ce qu'il faut savoir de lui tient en une phrase : il décrit le bâtiment appliqué au lot, pas le lot observé. Deux appartements du même immeuble, l'un avec des fenêtres refaites et l'autre avec ses vitrages d'origine, peuvent en ressortir avec la même étiquette.

L'écart joue dans les deux sens, et c'est ce qui rend la lecture utile. Un propriétaire qui a isolé, changé ses menuiseries ou remplacé ses émetteurs a intérêt à faire établir un diagnostic individuel avant de vendre : le sien vaut probablement mieux que ce que l'immeuble lui prête. À l'inverse, un acquéreur qui achète sur une étiquette dérivée achète une moyenne de bâtiment, et la visite du logement reste le seul moyen de savoir ce qu'il y a derrière.

En copropriété, la question suivante est presque toujours la même : qui décide des travaux qui feraient bouger l'étiquette. Quand le chauffage est collectif, quand la déperdition vient de la toiture ou des façades, la réponse n'appartient pas au propriétaire du lot mais à l'assemblée générale. C'est la raison pour laquelle un diagnostic dérivé se lit avec le plan pluriannuel de travaux de l'immeuble à côté, et pas seul.

Ce que la règle demande, et où elle est écrite

Le calendrier d'obligation dépend du nombre de lots de la copropriété, une donnée que ce site n'a pas. Les échéances, la procédure de vote en assemblée générale et le rôle du plan pluriannuel de travaux sont repris dans notre fiche de glossaire, qui fait autorité sur ce point pour tout le site.

Lire la fiche : calendrier et usage en copropriété

Ce que ça change au moment de commander

5 230 logements de Chelles portent aujourd'hui une étiquette qui vient de leur immeuble. Pour un vendeur, la question utile est de savoir si son DPE a été dérivé ou relevé : le second se défend mieux devant un acquéreur, le premier se refait à la visite quand l'écart paraît trop grand. Pour un conseil syndical, la mission d'immeuble se prépare avec les plans, l'accès à la chaufferie et une date d'assemblée générale, et elle se commande une fois pour tous les lots.

Faire établir un DPE d'immeuble

La mission d'immeuble se commande par la copropriété, se vote en assemblée générale et se paie sur les charges communes. Les professionnels qui la portent détiennent une certification distincte de celle du DPE de logement. La demande de devis est gratuite et n'engage à rien.

Recevoir trois devisVoir les diagnostiqueurs de la commune

Les autres facettes de la commune

Observatoire DPE-Audit de l'ADEME, sous Licence Ouverte Etalab 2.0. Les logements sans étiquette ou sans période de construction renseignée sortent du calcul concerné, jamais du total.